Ascendance Jean Baptiste Vuillaume / par Casimir Colomb

J. B. Vuillaume / par Casimir Colomb

Jean-Baptiste Vuillaume and his master workmen / par Casimir Colomb

The works of Jean-Baptiste Vuillaume / par Casimir Colomb

Après un apprentissage dans sa ville natale, il vint à Paris en 1818, chez François Chanot, entra en relations avec N. Ant. Lété dont il devint l'associé en 1825, dans la rue Croix-des-Petits-Champs, 30. En 1828, il quitta celui-ci pour s'établir rue des Petits-Champs, 46, transporta son atelier, en 1860, aux Ternes, rue Demours, 3, où il mourut. Il est non seulement considéré comme le meilleur luthier de la famille, mais aussi comme un des premiers maîtres français. Très habile ouvrier et chercheur infatigable, il a laissé une œuvre considérable, environ 3000 violons portent son étiquette et 500 archets à son nom. Il est aussi l'inventeur de l'octobasse, instrument haut de 4 mètres et monté de 3 cordes. Les dimensions de cet instrument ont exigé une mécanique toute spéciale pour pouvoir en jouer. Il existe 2 octobasses : l'une au Conservatoire de Paris, l'autre dans l'ex-collection du Tsar à Saint-Pétersbourg. Vuillaume inventa aussi un alto avec éclisses élevées qui n'eut aucun succès. Il fit également construire des archets en acier creux qui non plus n'eurent pas grande vogue. Les instruments, copie Stradivari, Guarneri, Maggini, etc., sortis de ses mains au début de sa carrière, sont de véritables chefs-d'œuvre. Citons aussi les beaux exemplaires ainsi que les archets faits sous sa direction par de talentueux ouvriers anonymes qui, reconnaissons-le ici, contribuèrent pour une grande part à sa renommée et à sa fortune. Quant il fut en plein succès, il voulut malheureusement trop produire et trop gagner d'argent, alors il usa de procédés artificiels pour le séchage de son bois, ce qui fait qu'une partie de sa production, tant vantée au XIXe s. est aujourd'hui discréditée et considérée comme lutherie commerciale. Il faut naturellement savoir en choisir les meilleurs exemplaires. Il eut des étiquettes différentes suivant ses divers domiciles. En relation avec le marchand Tarisio de Milan, il fit connaître aux Français les plus beau spécimens de l'école italienne, entre autre "Le Messie" qu'il reproduisit avec une maîtrise incomparable. Vuillaume eut à son service les meilleurs ouvriers de l'époque, entre autres Telesphore-Amable Barbé, Persois, le père Bailly, les archetiers Justin Poirson, Dominique Pecatte, Fr. N. Voirin, etc. La plupart des musées européens et collections particulières possèdent de ses instruments. In: Dict. univ. des luthiers : tome I / R. Vannes.